Terme à la mode, mot fourre-tout, appellation à tiroir, l’Intelligence Artificielle fait la une des journaux technologiques et remplit les salons. Pourtant, si sa définition reste parfois obscure, son implication dans la préservation de l’environnement l’est encore plus. Les experts nous éclairent…

 

L’IA, nouvelle tendance ? 

 
 
 
 
 
 
L’Intelligence Artificielle, souvent abrégée avec le sigle IA, est la capacité des machines à simuler l’intelligence humaine et à évoluer en utilisant l’apprentissage automatique. En quelques mots, c’est un ensemble de techniques et de procédés sophistiqués qui permettent à des algorithmes et des logiciels de répondre à des problématiques complexes comme reconnaître une adresse, conduire une voiture… toutes sortes de tâches dont on pense au départ qu’elles ne peuvent être réalisées que par un être humain. Aujourd’hui, elles dépassent les capacités humaines pour les tâches caractérisées par la répétition, la précision et le calcul, des expertises déjà largement exploitées dans les métiers de l’environnement. 
 
« A l’heure actuelle, l’IA consiste surtout à classifier des objets selon des patterns identifiés par la machine. C’est typiquement le cas dans l’analyse automatisée d’imagerie cérébrale, à la recherche de tumeurs. », indique Laurent Carette, responsable de domaine SI et intervenant au sein de l’Ecole des mines de Paris. « Il faut toutefois être conscient que c’est un domaine très mouvant. Il y a 30 ans, le calcul d’itinéraire, comme le fait votre GPS de voiture aujourd’hui, était considéré comme de l’intelligence artificielle. »
 
 
 

Au service de l’environnement

Selon le Collège des directeurs du développement durable, «L’IA, par sa capacité à traiter le Big Data et à apprendre des modèles de données, a un potentiel certain dans le développement d’actions environnementales ». Une réalité largement partagée par SUEZ Smart Solutions qui développe depuis maintenant 10 ans, des modèles prédictifs basés sur des algorithmes. Aujourd’hui, l’IA analyse de façon plus pointue les données, ce qui favorise une prise de décision plus rapide pour gagner en performance. Frédéric Charles, Directeur Stratégie Digitale & Innovation poursuit« La deuxième grande évolution concernera la reconnaissance d’images. Une capacité très précieuse pour surveiller le patrimoine et optimiser le tri des déchets ».
 
 
 
Concernant la ville durable,Frédéric Charles nous confirme « On est au tout début de la mise en œuvre d’une intelligence collective ». Chatbot pour les citoyens, voitures autonomes, Smart Lighting : la technologie existe, les acteurs de l’IA seront amenés à voir les choses de manière transversale.